Peut-on perdre de l’argent dans l’immobilier

Des particuliers qui perdent de l’argent dans immobilier? Évidemment oui, il en existe un certain nombre. Il est vrai que des magnifiques réussites sont mises en évidence car l’immobilier est un vecteur de richesse avéré. L’immobilier serait-il moins risqué qu’un investissement boursier? L’immobilier permettrait-il de s’enrichir à coup sur? Observons de plus près ces questions.

L’achat d’une résidence principale

Peut-on perdre de l’argent dans l’immobilier?– Prenons l’exemple d’un des mes achats. J’ai acheté comme résidence principale un bien acquis à 174 000€. Le vendeur avait acheté ce bien 170 000€ quatre ans plus tôt. 4 000 euros de bénéfice pour le vendeur? Quelques travaux dans l’appartement, un ravalement de façade de plus de 5 000€, une potentielle indemnité de remboursement anticipé, les frais d’actes notariés, les frais bancaires, … Et bien oui, le vendeur a perdu de l’argent lors de son acquisition immobilière. Il a acheté à un point haut de l’immobilier en 2007 et les différents frais annexes ont plombé sa vente en moins value.

– Nous avons tous vu des reportages de primo-accedants qui faisaient construire. Les journalistes en mal de sensation forte, effectuaient des reportages sur des particuliers auxquels la construction s’était mal déroulée. Bien souvent, un sous-traitant faisait faillite et la réalisation prenait du retard ou n’était jamais finalisée. Bien évidemment, ce genre d’exemple n’est qu’une minorité mais il peut arriver.

– Bien évidemment, l’achat d’un bien immobilier avec des vices cachés est la prémisse d’une mauvaise affaire. Se déplacer avec un professionnel de l’immobilier ou un ami spécialiste est vivement conseillé pour éviter tout désagrément postérieur.

L’achat pour investir

– Dans le sud ouest comme dans toutes les régions, nous avons eu quelques jolis programmes de défiscalisation dans des petites villes. Un certain nombre d’investisseur s’y sont cassés quelques dents. Pourquoi? Les « défiscalisateurs » ont vendu des biens surévalués avec des loyers surévalués. Résultat: un déficit de locataires et une potentielle vente à perte. Il est primordial de toujours se déplacer pour connaître le marché local afin d’éviter toutes mauvaises surprises au lieu de prendre pour argent comptant les propos d’un tiers.

– Un bailleur peut avoir la mauvaise surprise qu’un de ses locataires ne paie pas. Dès lors, l’investissement locatif devient mauvais et le rendement sur le long terme en prend un coup. Une procédure judiciaire prend en moyenne 2 ans. Financièrement, le coup est rude mais on oublie bien souvent l’aspect psychologique du bailleur.

Pour conclure, je voulais rédiger cet article car il est important de rétablir certaines vérités. Un investissement, quel qu’il soit, comporte des risques. L’immobilier n’échappe pas à cette règle.